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Revue de presse du 14 Mai 09
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Loi HPST, l’angle mort
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Propos recueillis par Christophe ISRAËL
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Article paru le : Mercredi 13 Mai 2009
Alexandra Capuano
Malgré les concessions promises par le gouvernement, les opposants de la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » (Hpst) ne baissent pas la garde. Hier, lors de la première journée d´examen du texte au Sénat, Roselyne Bachelot a été mise à rude épreuve. D´entrée de jeu, elle a été contrainte d´accepter un bouleversement de l´ordre d´examen de son projet. En effet, les sénateurs lui ont imposé de débattre d´abord des questions les plus polémiques, à savoir l´organisation des hôpitaux et la création des ARS, laissant pour la fin l´accès aux soins et les mesures de santé publique.
De plus, les présidents des groupes PS et PCF ont vivement contesté la procédure d´urgence (une lecture par chambre) demandée par le gouvernement pour ce projet de loi. « Le Parlement doit être le lieu d´élaboration de la loi et non une chambre d´enregistrement des désirs changeants de l´exécutif », a lancé Jean-Pierre Bel, président du groupe PS. Après avoir refusé de répondre – provoquant une véritable bronca, avec cris et sifflets, dans un Sénat pourtant peu habitué aux débordements d´humeur – la ministre est finalement montée à la tribune pour rejeter cette demande, au motif que « cette loi a été préparée grâce à un débat d´une ampleur et d´une profondeur jamais égalées. »
Tout en convenant que le texte « doit encore évoluer », Roselyne Bachelot, qui a eu du mal à se faire entendre tant l´ambiance était houleuse, a estimé que « le statu quo n´est pas possible », que « notre système de santé a besoin d´organisation » et que le débat engagé « déterminera en grande partie l´avenir de notre système de santé. » Elle est soutenue par le chef d´Etat, qui a déclaré hier à Nancy ne pas vouloir « aller plus loin dans les concessions » faites aux médecins. Le gouvernement ne soutiendra donc plus aucune modification du texte, à l´exception des amendements déjà annoncés.
LES LIBERAUX SOLIDAIRES
L´hôpital ne constitue pas le seul sujet contesté du projet de loi, rappellent les médecins libéraux, qui ont obtenu des concessions sur les dispositions les concernant mais s´élèvent contre la décision de Roselyne Bachelot de réintroduire le principe d´une pénalité financière pour les praticiens exerçant dans des zones sur-dotées. Une mesure sur laquelle l´entourage de Nicolas Sarkozy se garde toutefois de réagir, même si le président a estimé hier que « si le système ne se régule pas de lui-même, les pouvoirs publics devront intervenir. »
Principale opposante à la loi Hpst, la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf) a manifesté son soutien à la journée de mobilisation des praticiens hospitaliers, le 14 mai. « Nous ne descendrons pas dans la rue (...) mais nous appelons les médecins libéraux à communiquer en direction de leurs patients sur les dangers de cette loi », annonce son président, Michel Chassang, dans un communiqué appelant les libéraux à mener ce jour-là « une grève à la japonaise » qui irait de la fermeture des cabinets à la gratuité des soins, en informant les patients « des dangers de ce projet » par voie de tracts.
Au vu des oppositions des médecins et des politiques au texte actuellement débattu, il est certain que l´examen du projet de loi Hpst se fera dans une ambiance « tout sauf sereine », déclare une source proche du Sénat, avant de confier que « la situation est très tendue pour la ministre. Il va vraiment falloir qu´elle garde son calme. Je n´aimerais pas être à sa place ! »
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Article paru le : Mardi 12 Mai 2009
C. L B
La décision du gouvernement, précisé à deux reprises par Roselyne Bachelot, de revenir sur certains amendements déposés par la commission des affaires sociales du Sénat au projet de loi Hôpital, patients, santé, territoires actuellement examiné au Palais du Luxembourg, a fait bondir la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf). La commission des affaires sociales avait « pourtant accompli un travail considérable de réécriture du texte », a expliqué ce matin Michel Chassang, le président de la Csmf. Mais l´intention du gouvernement de réintroduire, contre l´avis du Sénat, le caractère obligatoire de la taxe due par les praticiens exerçant en zone surdotée démographiquement, refusant de prêter main forte à leurs confrères de zones sous dotées, passe très mal à la Confédération. « C´est une façon d´agir particulièrement inacceptable pour la démocratie et pour la Csmf, en particulier au moment où le président de la République, à nouveau, tente de donner des signes d´apaisement dans ce dossier », a commenté Michel Chassang qui avait pris la veille, le pouls de son bureau.
Le résultat de cette consultation est la mise en place d´une « riposte par une nouvelle mobilisation », qui va prendre plusieurs formes : lobbying intense auprès du Sénat, soutien aux hospitaliers qui seront en grève le 14 mai prochain, mais « sans aller dans la rue, il s´agit de la manifestation des confrères exerçant en hospitalisation publique », précisait le président de la Csmf. Pour les libéraux, la journée sera celle d´une grève « à la japonaise » : manifestation au niveau du cabinet, soins gratuits, dialogues avec les patients, distribution de tracts, etc. Sans en dire plus, la Csmf a annoncé qu´elle participerait au prochain mouvement d´action national dont les détails devront être dévoilés demain, par le Centre national des professions de santé (Cnps), également présidé par Michel Chassang.
Car le projet HPST comporte une liste de points noirs, et la Csmf appelle à la mobilisation sur cette réforme, pour « obtenir la levée de la procédure d´urgence, incompatible avec la démocratie ». Pour Michel Chassang : « le Sénat va devoir discuter d´un texte dont ni l´Assemblée nationale ni la commission des affaires sociales du Sénat ne connaissent la teneur. C´est incompréhensible. Les règles élémentaires de la démocratie sont bafouées ». La Csmf, qui a déposé une quarantaine d´amendements au Sénat, compte se battre pour obtenir gain de cause « jusqu´à la réunion de la commission mixte paritaire et la saisine du conseil constitutionnel, une fois la loi adoptée ».
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A.C.
Dans le cadre de la régulation médicale de la permanence des soins, la Haute autorité de santé (HAS) vient de publier une série de recommandations sur la télé-prescription. L´objectif : « homogénéiser les pratiques et améliorer la qualité de la réponse apportée aux patients, ainsi que le délai d´accès aux médicament, sur tout le territoire. » La HAS propose ainsi de mettre en place des actions de formation spécifique et d´évaluation des pratiques professionnelles (EPP) à l´usage des médecins régulateurs.
La télé-prescription, ou prescription de médicaments par téléphone, se fait en cas de demande non urgente de soins nécessitant un conseil médical ou thérapeutique, ou en cas d´adaptation d´une prescription médicamenteuse préalable quand le médecin traitant est injoignable. Désormais, un document attestant la prescription devra être faxé ou envoyé par mail à une pharmacie déterminée avec l´appelant (qu´il soit ou non le patient).
Afin de limiter les risques inhérents à cette pratique, la HAS recommande aux régulateurs de ne recourir qu´à des médicaments « dont l´administration temporaire présente le moins de risques pour le patient » et qui sont, de préférence, déjà présents dans la pharmacie familiale. De plus, l´examen médical devrait être privilégié pour les enfants de moins d´un an, et la télé-prescription interdite pour les nourrissons de moins de trois mois.
Pour l´adaptation en urgence d´une prescription, le régulateur devrait s´identifier auprès du patient et lui expliquer le principe de la télé-prescription, que le patient doit « formellement accepter. » La prescription est effectuée pour une durée de 72 heures maximum, non renouvelable. En cas d´aggravation ou de non-amélioration de son état, le patient doit être informé qu´il lui faut consulter son médecin traitant « au plus vite. »
L´ensemble de ces préconisations, qui ne concernent pas les conseils thérapeutiques prodigués par le régulateur lorsqu´il engage un moyen d´intervention, précise la HAS, seront complétées par des recommandations sur la régulation médicale des appels de permanence des soins, au programme des réflexions de la Haute autorité pour cette année.
MG France a salué cette publication, à laquelle les médecins généralistes régulateurs « ont largement contribué ». Ces recommandations « valorisent la régulation en tant qu´activité médicale à part entière » ajoute le syndicat, elles permettent de donner une « réponse médicale efficiente et économique en moyens humains », notamment en situation sanitaire potentiellement pandémique.
Synthèse des recommandations : http://www.has-sante.fr/portail/upl...
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Article paru le : Lundi 11 Mai 2009
Alexandra Capuano
Mauvaise nouvelle pour les médecins libéraux : les mesures contraignantes relatives à la régulation des médecins libéraux sur le territoire, qui avaient été supprimées par la Commission des affaires sociales du Sénat, seront réintroduites dans le projet de loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » (Hpst) lors de son examen au Sénat, qui commence mardi.
Roselyne Bachelot elle-même l´a annoncé, par voie de presse, dans une interview accordée au Monde daté de ce week-end. « Cette position d´une Commission du Sénat, défenseur des collectivités territoriales, m´a surprise », explique-t-elle en réponse à une question du journal. « Un équilibre avait été trouvé à l´Assemblée nationale sur cette question. Je souhaite réintroduire le dispositif lors du débat au Sénat. »
Enfonçant le clou lundi sur France Inter, la ministre de la Santé a précisé ne pas croire aux mesures coercitives pour ce qui se rapporte à la médecine de premier recours, c´est-à-dire à l´obligation d´installation des libéraux sur des territoires de santé donnés. « Néanmoins, je développe dans la loi un paquet de mesures extrêmement fortes qui concernent l´installation [des médecins], leur formation et leur mode d´exercice. »
Ce « retour en arrière » annoncé a suscité une vive réaction de la Confédération des syndicats médicaux français (Csmf). Dans un communiqué, le syndicat indique avoir « bien compris l´intention du gouvernement de balayer les aménagements positifs » apportés par la Commission des affaires sociales en réintroduisant « la totalité des mesures anti-médecins libéraux, à commencer par la taxe Bachelot sur l´exercice en ville et les mesures les plus coercitives. » La Csmf a annoncé une réunion en urgence de son bureau, « pour décider de mesures de riposte » qui seront rendues publiques mardi.
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Article paru le : Lundi 11 Mai 2009
A.C.
Alors que l´informatisation de la santé en France, notamment via le Dossier pharmaceutique (DP) et la relance du Dossier médical personnel (DMP), suscite de nombreuses inquiétudes quant à la sécurité du stockage de données personnelles sur ordinateur, l´une des instances sanitaires locales des Etats-Unis, en Virginie, vit un scénario digne de Hollywood.
Le 30 avril, des hackers ont piraté le site Internet du Prescription Monitoring Program (PMP, programme de contrôle des prescriptions) de l´Etat, et en ont extrait les données de 8 257 378 patients, dont ils ont ensuite effacé les originaux.
Ces données comprennent non seulement des informations sur plus de 35 millions de prescriptions médicales, mais aussi des éléments personnels comme les numéros de sécurité sociale ou les informations inscrites sur le permis de conduire des patients.
Dans un message laissé sur le site du PMP, les hackers demandent une rançon de 10 millions de dollars en échange de la restitution des dossiers, en menaçant de les vendre au plus offrant si cette somme ne leur est pas versée dans les sept jours.
Cette affaire pourrait relancer la polémique sur « l´inviolabilité » du DMP, plusieurs fois évoquée par Roselyne Bachelot comme un point-clé de l´adhésion des usagers à ce projet maintes fois reporté et désormais prévu pour l´année 2010.
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Article paru le : Jeudi 7 Mai 2009
Alexandra Capuano
Une économie de 435 millions d´euros sur les 635 millions attendus : c´est le chiffre atteint par les médecins libéraux, soit 68% des objectifs de maîtrise médicalisée fixés pour 2008. Selon la charte adoptée par la Caisse nationale de l´assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts), les résultats sont jugés bons, voire très bons, sur les génériques, les antibiotiques, les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), les inhibiteurs de l´enzyme de conversion (IEC) et les transports sanitaires. En revanche, ils sont moyens sur les statines et les psychotropes, malgré quelques économies non négligeables. Et mauvais sur le respect de l´ordonnancier bizone et les indemnités journalières, postes sur lesquels aucune économie n´a été réalisée.
Le document présenté par la Cnamts en réunion de Comité paritaire national ce jour, précise que le montant total des économies réalisées au titre des génériques peut être évalué à 203 millions d´euros, dont 101 millions liés à la hausse du taux de moyen de pénétration entre 2007 et 2008 et 112 millions d´euros « d´effet lié à l´extension du répertoire ».
D´autres économies ont été effectuées au titre des accords de bon usage des soins (AcBus) sur les antiagrégants plaquettaires (15 millions d´euros) et la réduction des actes diagnostiques et thérapeutiques (5 millions), mais aucune sur la réduction de prescription de lits médicalisés ni sur la prescription d´IPP génériques.
A titre de comparaison, l´hôpital a rempli 79% de ses objectifs. Le montant des économies est indiqué à défaut d´éléments d´appréciation sur l´atteinte de chaque objectif. Les 119 millions d´euros économisés sur les 150 millions attendus se décomposent ainsi en 48 millions d´euros pour les transports sanitaires, 12 millions pour les stents et médicaments, 13 millions pour la chirurgie ambulatoire et 46 millions au titre de l´externalisation.
Pour le syndicat MG France, ce résultat – en augmentation par rapport à 2007 – « montre que le corps médical, dans son ensemble, est vertueux, et que les médecins comme les patients se rendent bien compte qu´il faut sauver l´assurance maladie », réagit le Dr Vincent Rébeillé-Borgella. Il estime toutefois que cette maîtrise « n´est pas médicalisée mais économique » et souligne que les médecins libéraux « manquent de moyens » pour aller plus loin : « quand on n´a pas de vraie politique d´accompagnement, il est difficile d´atteindre les objectifs fixés... » Toujours est-il que l´augmentation du C à 23 euros ne semble pas vraiment à l´ordre du jour, puisqu´autant le ministère de la Santé que l´assurance maladie attendent des médecins libéraux qu´ils atteignent la totalité des objectifs fixés - et mettent en place un système efficace d´accès aux soins sur le territoire - pour desserrer les cordons de la bourse.
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Article paru le : Lundi 4 Mai 2009
Alexandra Capuano
« Une épidémie, c´est une guerre dans laquelle les libéraux interviennent en première ligne ». Le Dr Frédéric Prudhomme, vice-président de l´Union régionale des médecins libéraux (Urml) d´Ile de France, a souligné lors d´une conférence de presse réunissant représentants de médecins et de paramédicaux que « l´ensemble des professionnels de santé libéraux » sont « prêts à faire face » et à prendre en charge la population. Il aura pourtant fallu attendre plus de dix jours, depuis la première annonce de l´OMS, pour que le ministère de la santé organise une réunion d´information avec les représentants des médecins de ville...
« On a fait des plans, des formations, on répète partout que la France est prête… Mais quand une pandémie arrive, on bricole ! », s´indigne le Dr Jean-Pierre Hamon, du syndicat Union généraliste. « Le Plan Blanc monté en Ile-de-France en 2006 pour parer à une éventuelle pandémie de grippe aviaire avait bien fonctionné mais, en situation réelle, tout a été centralisé », regrette le Dr Marie-Laure Alby, de MG France en insistant sur le manque d´informations disponibles pour les médecins : « les généralistes sont les mieux placés pour assurer le dépistage d´éventuels cas. Il est indispensable qu´ils puissent disposer d´informations claires et régulièrement actualisées ».
L´écart entre le niveau de protection des libéraux et celui des urgentistes du Samu interpelle également les praticiens : « j´ai récemment appelé le centre 15 pour un cas suspect à mon cabinet ; ils sont arrivés en tenue de cosmonautes dans un camion sécurisé, tandis que je n´avais même pas de masque », raconte le Dr Clavero. « Il y a de quoi se poser des questions : quelle attitude adopter face à un patient potentiellement contaminé ? Que faire pour les patients avec qui il a été en contact dans la salle d´attente ? »
Les représentants syndicaux pointent enfin un manque de moyens pratiques : « les masques de protection dont nous disposons datent de 2006. On nous dit que des stocks sont à disposition dans les CHU mais on ne nous dit pas où nous pouvons en récupérer, ni où envoyer les patients à qui nous avons prescrit du Tamiflu, à présent que les pharmacies de ville n´en distribuent plus », indique le Dr José Clavero, affilié à la Confédération des syndicats médicaux de France (Csmf). Autre préoccupation : la couverture assurantielle des professionnels exposés. « On a voté en 2007 une loi concernant les situations de catastrophe sanitaire, or les décrets ne sont toujours pas parus », rappelle le Dr Hamon.
Heureusement, la grippe A semble perdre du terrain : les autorités mexicaines ont annoncé que le pic épidémique était passé, et l´arrivée de l´été devrait stopper l´évolution du virus, au moins provisoirement. En France, le niveau d´alerte avait été relevé au degré 5A (transmission interhumaine dans au moins deux pays non limitrophes d´un même continent). Les derniers renseignements de l´InVS font état de 518 cas suspects de grippe A/H1N1, dont quatre confirmés et huit toujours en cours d´investigation, mais l´état de ces personnes n´est pas jugé inquiétant. « Cet épisode moins aigu qu´on ne le craignait aura permis de tester les rouages de la machine… apparemment grippée, elle aussi », conclut le Dr Clavero.
Le gouvernement va lancer dès demain une campagne nationale sur les gestes à adopter pour éviter de s´exposer à la grippe ou de contaminer quelqu´un d´autre. Les messages relayés par les médias inviteront notamment les personnes ressentant des symptômes de grippe, et ayant voyagé ou étant en contact avec une personne revenant du Mexique ou de Californie, à ne pas se rendre chez leur médecin ou aux urgences, mais à appeler le centre 15 de leur département.
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Article paru le : Lundi 4 Mai 2009
Elles sont à présent 26, les structures décidées à travailler ensemble à la constitution d´un collège de médecine générale*, pièce maîtresse obligatoire pour l´organisation du futur DPC (FMC + EPP). La liste des dossiers urgents a été dressée :
formation médicale initiale et certification homogène des futurs professionnels en France ;
recommandations de bonne pratique : mise au point en coopération avec la HAS, des procédures d´élaboration de recommandations adaptées à la pratique des généralistes et plus généralement en soins primaires ;
développement professionnel continue : définir le DPC pour la médecine générale, son organisation et son autonomie ;
organisation du système de soins : réflexion sur des indicateurs de bonne pratique pertinents, faisables et acceptables pouvant servir de base de discussion aux composantes professionnelles, scientifiques et universitaires pour un éventuel paiement à la performance ;
recherche en soins primaire : faire le bilan de l´existant et proposer une mutualisation des ressources actuelles.
La naissance du Collège de médecine générale pourrait être annoncée à l´occasion du prochain congrès de médecine générale à Nice, du 25 au 27 juin prochain, signalent les signataires du communiqué commun.
*Acfm, Adesa, Afml, Association des jeunes chercheurs en médecine générale (Fayr GP), Anemf, Association des médecins de montagne, Cnge, FMC Action, Fédération des maisons et pôles de santé, Formunof, Gema, Grand Sud, Grog Open Rome, Isnar MG, Irmg, MG Form, MG France, Sfdrmg, Sfmg, Sftg, SML, SMG, Unaformec, Unmcs, Unof Csmf, Union Généra liste (FMFGe+ Espace Généraliste)
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Article paru le : Lundi 4 Mai 2009
La Haute autorité de Santé (HAS) ne voudrait pas qu´en matière d´éducation thérapeutique, l´industrie pharmaceutique s´investisse plus avant dans l´observance médicamenteuse. Faisant entendre sa voix à l´occasion du débat sur le projet de loi Hôpital, patients, santé, territoire dont un chapitre est consacré à l´accompagnement du patient sous toutes ses formes, la HAS s´est félicitée que le projet de loi fasse bien la distinction entre éducation thérapeutique, actions d´accompagnement et programme d´apprentissage, contribuant ainsi à « clarifier » les termes du débat. En revanche, la HAS ne souhaiterait pas que l´approche des actions d´éducation thérapeutique et d´accompagnement soit trop orientée vers la seule observance médicamenteuse, « orientation qui serait renforcée si la possibilité était ouverte aux industriels du médicament de financer, directement ou indirectement, de telles actions, qu´elles soient mises en œuvre par des professionnels de santé ou des associations de patients ». Une prise de position que la HAS justifie par la crainte que cette possibilité risque « de rendre les acteurs concernés dépendants de cette source de financement ».
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Bernard Accoyer s’inquiète des modifications que le Sénat pourrait apporter au projet de loi Hôpital, patients, santé et territoires que l’Assemblée nationale a voté le 18 mars et qui est examiné en ce moment par les élus du Palais du Luxembourg.
On sait que le gouvernement a décrété pour ce texte de loi la procédure d’urgence, c’est-à-dire qu’il ne peut bénéficier que d’une seule lecture, d’un seul vote, par chacune des deux chambres. D’où la crainte du Président de l’Assemblée nationale, qui n’estime pas cohérent que les députés ne puissent débattre des modifications que les sénateurs ne devraient pas manquer d’apporter à ce texte.
On sait que Nicolas Sarkozy, pour calmer le mécontentement du monde médical, a annoncé que le gouvernement allait modifier le mode de gouvernance retenu pour les hôpitaux en y faisant une plus grande place aux médecins. De plus devraient être discutés au Sénat des amendements prenant en compte certaines propositions de la commission Marescaux sur les CHU. Amendements qui évidemment, n’ont pu être examinés par les députés, puisque la commission n’avait alors pas achevé ses travaux.
Pour le Président de l’Assemblée nationale, cela peut « soulever un problème institutionnel mais également la question de la place des (députés) dans l’élaboration de la loi ». Le Président UMP de l’Assemblée nationale a précisé, lors d’une conférence de presse mercredi, qu’il rencontrerait, à sa demande, le Premier ministre à Matignon puis, à 18H30, le chef de l’Etat à l’Elysée. « Je pourrais, éventuellement, si des modifications introduites par le Sénat le justifiaient, demander au gouvernement une nouvelle lecture, ici, à l’Assemblée », a-t-il mis en garde.
› J. D.
Quotimed.com, le 13/05/2009
http://www.quotimed.com/web/index.c...
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L ?e député du Bas-Rhin, Yves Bur, en demandant, dans le cadre du débat sur le projet de loi « HPST », de taxer les médecins qui se refuseraient à télétransmettre aurait-il inconsidérément mis le feu aux poudres ? On pourrait le penser, en tout cas à en juger par cette réaction spontanée d’un confrère du Loir-et-Cher : « c’est bien simple, si cette taxe est votée, je cesse tout de suite de télétransmettre » (lire témoignage). Reste qu’au-delà de la provoc’ du Dr Delamare, c’est bien le principe même de la mesure qui exaspère la profession.
Le Dr Martial Olivier-Koehret en tête. « Cette proposition est symptomatique du manque de considération à notre égard. Si les caisses veulent que tous les généralistes se mettent à la télétransmission, il faudrait déjà commencer par les y inciter avec un minimum de politesse ». Et le président de MG-France de citer son exemple personnel. « J’ai reçu, il y a trois semaines un courrier comminatoire de ma caisse primaire me disant qu’il fallait impérativement que je change mon lecteur pour qu’il puisse traiter la nouvelle génération de carte vitale ». Coût de l’appareil : deux cents euros. Echanges explicatifs et pédagogiques avec les services de la caisse d’assurance-maladie : zéro. Conclusion. « Avec cette manière de procéder, les généralistes ont le sentiment de devoir se plier à la politique du bâton ».
Chez les présidents du tout nouveau syndicat Union généraliste (fusion d’Espace Généraliste et de la FMF-G), l’heure est aussi à l’irritation. « Nous ne comprenons vraiment pas pourquoi le gouvernement trouve utile d’agiter le chiffon rouge sur des sujets, finalement secondaires. Tout d’abord, près de 80 % des généralistes télétransmettent aujourd’hui », lâchent à l’unisson, les Dr Jean-Paul Hamon et Dr Claude Bronner. Et ce dernier d’enfoncer le clou, « le fait de vouloir jouer les gendarmes, en l’occurrence, risque surtout de fâcher celles et ceux qui seraient plutôt en faveur de la réforme. Est-ce vraiment nécessaire ? ».
Dix-neuf heures de travail par an et par généraliste ?
Les statistiques leur donnent en partie raison. Sesame vitale est déjà employée par une très grande majorité de professionnels de santé, les généralistes se situant ici dans le trio de tête. Juste derrière les pharmaciens, et à quasi-parité avec les infirmières (voir histogramme). A titre indicatif, plus d’un milliard de feuilles de soins ont été transmises en 2008, par quelque 259 300 professionnels de santé. Qui ont dû y passer du temps. En effet, à l’occasion des dix ans d’existence de la carte vitale en 2008, une interne de médecine générale a disséqué, l’année dernière, dans le cadre de son mémoire de stage auprès du praticien et dans trois cabinets différents, « le temps imparti aux feuilles de soins électroniques dans une consultation de médecine générale ». Chronomètre à la main. Conclusion de la jeune femme : « la télétransmission occupe en moyenne 45 secondes. La rédaction manuelle d’une feuille de soins prend 20 secondes, l’impression d’une feuille de soins avec les mêmes logiciels prend moins de 30 secondes. On peut donc dire que la télétransmission prend au minimum 15 secondes
de plus à chaque consultation, ce qui représente sur 4 500 actes chaque année, près de dix-neuf heures de travail par an ».
A supposer que l’indemnisation de 0,07 euros par FSE soit consacrée à indemniser le temps passé, cela représenterait 16 euros par heure. Mais ce n’est pas le cas, puisque l’assurance-maladie considère que l’indemnisation sert au matériel (et à ses frais d’entretien) nécessaire à la création et à la télétransmission des FSE ; le temps médical perdu à ces man ?uvres est donc un cadeau des praticiens à l’assurance-maladie, aux dépens des patients et des médecins.
? Cqfd », répond depuis Blois, le Dr Georges Delamare qui verrait d’un meilleur ?il une plus juste rétribution des FSE. « Après tout, cet outil électronique entraîne un gain pour l’assurance-maladie ». « Mais c’est avant tout un gain pour les patients, rétorque pour sa part la directrice de la Cpam de Paris où le taux de praticiens qui télétransmettent est particulièrement
bas (50 %). Et il faut admettre que les services ?de Marie-Renée Babel n’ont pas ménagé leur ppeine pour convaincre et assister les récalcitrants (lire entretien).
Le Sénat reviendra-t-il sur la taxe Bur ?
?A l’évidence, tous n’ont pas bénéficié d’une même qualité de service. « Que les caisses commencent déjà à délivrer aux patients des cartes qui fonctionnent, et à les renouveler en temps », diagnostique le Dr Michhell Combier. Et avec vitale 2, qui comporte désormais une photo, une idée aussi d’Yves Bur en son temps, cela ne va pas faciliter les choses ». Pour autant le président de l’Unof est plutôt confiant. « La télétransmission est passée dans les m ?urs. Depuis les grandes grèves du début des années 2000, les appels des cntrales syndicales au boycott ne sont pas très souvent suivis d’effets. Cela étant, il est vrai qu’il n’est pas trèss malin de la part des pouvoirs publics d’envisager une taxe de plus »… Il n’empêche, le Dr Combier veut croire que la suppression de cette disposition, qui fait partie des propositions d’amendements déposés tant par l’Unof que par le SML, sera retenue par les sénateurs. La Haute Assemblée se penche à son tour sur le projet de loi « Hôpital, Patients, Santé Territoire » à parti de mardi 12 mai.
Les sénateurs disposeront, en l’occurrence, d’un argumentaire déjà prêt pour éviter, tel qu’il est prévu dans le texte de loi, que le directeur de l’Uncam fixe, au 1er septembre 2009, le montant de la contribution forfaitaire pour les feuilles de soins papier. Selon vos syndicats « cette disposition est totalement inappropriée, sachant que la télétransmission est déjà la règle pour la nouvelle génération de médecins. Le spectre de la sanction est donc sans intérêt. Ce qui doit être encouragé, c’est l’informatisation des cabinets, en particulier le développement des logiciels médicaux. En la couplant à ne sanction, l’informatisattion es cabiinets médicaux risque de comporter une connotation négative ». Pour le Dr Vincnt Hélis, jeune générraliste installé dans les Deux-Sèvres, c’est maintenant chosefaite (lire témoignage). Malgré tout, comme 85 % de ses confrères libéraux, il entend continuer à télétransmettre ses FSE. Librement.
http://www.legeneraliste.fr/layout/...
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à lire sur : http://www.rue89.com:80/matouk/2009...
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à lire sur : http://www.lepost.fr/article/2009/0...
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Pr Bruno Lina, virologue au CHU de Lyon, directeur du centre national de référence des virus de la grippe du sud de la France
« A priori, l’OMS va recommander la production de ce vaccin. Certes ce virus n’est pas trop virulent, mais les données dont nous disposons indiquent que l’intensité de la pandémie grippale sera importante (la mortalité elle, sera faible). Les modèles prédisent que cette épidémie touchera 7 à 10 fois plus de personnes que la grippe saisonnière. En France 15 à 20 millions de personnes pourraient donc être infectées l’hiver prochain. Une telle proportion de personnes malades susciterait une désorganisation importante. Il est donc essentiel de vacciner la population contre ce virus. Dans l’idéal, il faudrait vacciner tout le monde. Comme les capacités de production ne le permettent pas, il faudra cibler les groupes les plus à risque. Des recommandations seront émises pour les déterminer. Ce vaccin ne sera pas inclus dans celui de la grippe saisonnière parce que deux injections seront nécessaires, parce qu’on ne sait pas si les groupes à risque de développer des symptômes sévères sont les mêmes pour la nouvelle souche A H1N1 et la grippe saisonnière et qu’il faut protéger la population contre les souches actuellement incluses dans le vaccin contre la grippe saisonnière. »
Virginie BAGOUET
http://www.impact-sante.fr/Medecine...
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Publié le 13/05/2009
Si on l’interroge plus sûrement sur la gestion de la crise provoquée par l’examen de la loi Hôpital patients santé territoire (HPST), Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, reçoit encore ponctuellement des questions sur la grippe A (H1N1). Le plus souvent, il s’agit de pointer du doigt l’exagération dont auraient fait preuve sur ce dossier les autorités sanitaires mondiales et nationales. Ainsi, le Monde, le 9 mai dernier, demandait-il abruptement au ministre : « Le gouvernement n’en a-t-il pas trop fait en passant au stade 5 de l’alerte ? ». Sans doute le quotidien ne pouvait laisser passer l’occasion de sonder le ministre sur ce point, alors que les médias eux-mêmes ont été accusés d’avoir accordé une place trop importante à cette flambée épidémique. La question pourrait cependant ne pas être tant celle de la quantité d’informations que de la qualité de ces dernières. En effet, si le grand public a été abreuvé de précisions sur le nombre de cas soupçonnés, suspects ou encore en cours d’identification, les professionnels de santé pourraient pour leur part regretter de n’avoir pas reçu les éléments leur permettant de se sentir parfaitement prêts à prendre en charge des patients potentiellement infectés par cette nouvelle souche de virus grippal.
Fiches, réunions et plate-forme téléphonique Côté pile, le gouvernement assure pourtant que le message a été parfaitement transmis aux soignants. Plusieurs réunions ont en effet été tenues : notamment avec les représentants des 26 unions régionales des médecins libéraux, l’Ordre des médecins ou encore les syndicats de médecins libéraux. Ces derniers ont ainsi participé à une rencontre le mardi 5 mai. Si beaucoup ont regretté que les pharmaciens, pourtant en première ligne face à ce type de crise sanitaire, n’aient pas également été conviés, il leurs a été promis qu’ils seraient prochainement au cœur d’une réunion organisée par le ministère de la Santé. Par ailleurs, une page spécifiquement dédiée aux professionnels de santé a été aménagée sur le portail internet du ministère. On y retrouve notamment plusieurs documents d’information, dont une fiche qui propose une « définition des cas de grippe A/H1N1 » et une seconde qui rappelle la « conduite à tenir en cas de suspicion d’infection au virus émergent H1N1 ». Dans ce document, on peut notamment lire que : « Chaque cas possible doit faire l’objet d’un signalement à l’InVS pour une évaluation épidémiologique et la confirmation du classement en cas possible ». Deux autres fiches sont par ailleurs disponibles, qui détaillent l’attitude à adopter face à un malade « suspecté d’être contaminé en période d’alerte pandémique » qu’il s’agisse du virus A/H1N1 ou A/H5N1. Enfin, dans un communiqué de presse du 4 mai dernier, le ministère de la Santé a rappelé qu’un « kit de formation et d’information a été adressé » en avril 2006 à plus de 450 000 professionnels de santé et qu’il invitait fortement les soignants à s’abonner au fil d’information de la Direction générale de la Santé (DGS). Ce communiqué promettait en outre qu’une « plate forme téléphonique à l’attention des professionnels de santé » allait être mise prochainement en place.
Des soignants bien informés ? Première nouvelle ! Côté face, pourtant, cette communication bien huilée n’a pas toujours atteint les principaux intéressés. Les syndicats en ont diversement témoigné : ainsi MG France s’est senti contraint de mettre lui-même en place « une cellule d’accompagnement des professionnels face au risque pandémique du virus de la grippe A », tandis que dans une lettre ouverte à Roselyne Bachelot, l’Union généraliste ne cachait pas sa colère. « Vous savez sans doute que les petits soldats généralistes sont armés d’un kit grippe aviaire périmé et n’ont même pas accès dans la pharmacie la plus proche, à une boîte d’antiviral », écrivait notamment début mai la branche généraliste de la Fédération des médecins de France (FMF). Par ailleurs, les journaux ont relayé les témoignages de ces médecins désemparés regrettant de ne pas avoir reçu une information individualisée. Ainsi, le Point publiait le 5 mai un reportage où l’inquiétude des praticiens était apparente : « Je suis un peu inquiète de n’avoir reçu aucune information » déplorait ainsi une généraliste d’Ajaccio.
44 % des professionnels de santé ne se sentent pas prêts ! Pour pallier à l’insuffisance du ministère de la Santé, les praticiens se sont souvent retournés vers les publications spécialisées (et notamment vers le JIM comme en a témoigné le succès sans précédent des articles dédiés à la grippe A) à l’instar du docteur José Estrach de Bordeaux qui signalait au Point : « J’ai été informé par les médias, notamment par des publications spécialisés. Le ministère : rien ! C’est minable… ». Conséquence de ce défaut d’information et de formation officielles, les professionnels de santé ne sont qu’une toute petite majorité à se déclarer prêts à prendre en charge des grippes A (H1N1). Le sondage réalisé sur notre site auprès de 404 lecteurs du 27 avril au 10 mai révèle en effet que 45 % des professionnels de santé s’affirment suffisamment préparés pour prendre en charge des patients éventuellement infectés par la nouvelle souche grippale, tandis que quasiment la même proportion (44 %) avoue leur impuissance et que 11 % indiquent ne pas pouvoir se prononcer, probablement en raison de la méconnaissance de la marche à suivre, au-delà de la question de la prise en charge médicale proprement dite.
L’OMS craint l’apparition de résistances aux antiviraux Ces résultats sont relativement inquiétants, notamment parce que contrairement à ce que laisse supposer la fin de la fièvre médiatique, la grippe A (H1N1) reste une menace à prendre au sérieux. Ainsi, 5 251 cas ont désormais été confirmés par l’OMS, dont 61 mortels. Si les Etats-Unis sont officiellement le pays le plus touchés, avec 3 009 malades recensés, le Mexique pourrait être en réalité bien plus sévèrement frappé. L’OMS estime en effet que 23 000 personnes pourraient avoir été contaminées dans ce pays. Par ailleurs, la résurgence de l’épidémie dans l’hémisphère nord cet automne, après son passage dans les pays du Sud est d’autant plus redoutée aujourd’hui que l’agence onusienne craint qu’elle ne s’accompagne d’une résistance du virus aux principaux antirétroviraux utilisés.
A.H.
http://www.jim.fr/en_direct/pro_soc...
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à lire sur : http://www.lemonde.fr/archives/arti...
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à voir sur : http://www.lexpress.fr/actualite/ho...
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à lire sur : http://pharmacritique.20minutes-blo...
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à voir sur : http://www.elysee.fr/webtv/interven...
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Un nouveau souffle pour les CHU
RÉSUMÉ
à lire sur : http://www.elysee.fr/documents/inde...
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« Continuité des soins en médecine ambulatoire
« Art. L. 6315-1. - La continuité des soins aux malades est assurée quelles que soient les circonstances. Lorsque le médecin se dégage de sa mission de soins pour des raisons professionnelles ou personnelles, il doit indiquer à ses patients le confrère auquel ils pourront s’adresser en son absence. Le médecin doit également informer le conseil départemental de l’ordre de ses absences programmées dans les conditions et selon les modalités définies par décret.
« Le conseil départemental de l’ordre veille au respect de l’obligation de continuité des soins. »
Mesdames messieurs les sénateurs
Les médecins généralistes libéraux sont des professionnels de santé hautement qualifiés et responsables mais ils restent des professionnels libéraux.
Par un texte de loi vous leur imposez de nouvelles contraintes, celle d’une permanence et d’une continuité des soins sur tout le territoire.
Il s’agit bien là de missions de service public.
Ainsi la Loi permettrait de se décharger sur des professionnels libéraux d’une responsabilité de l’Etat sans une quelconque concertation, sans évoquer les moyens nécessaires ni engager des négociations indispensables avec les professionnels eux-mêmes.
Mesdames messieurs les Sénateurs, la réalité de l’exercice de la médecine générale en France en 2009 s’articule autour d’une pénurie de plus en plus préoccupante de médecins généraliste autant liée à une précipitation des départs à la retraite qu’à un non choix par les nouveaux diplômés de ce métier à haut risque, mal honoré et contraignant.
En inscrivant dans la Loi toujours plus de contraintes sans aucune référence au possible, vous alourdissez la charge pesant sur ces professionnels de santé et vous aggravez le caractère intenable de cet exercice.
La Loi donnerait-elle la solution pour qu’un médecin installé en campagne puisse prendre des vacances légitimes ou ne pas être en situation de veille permanente, s’il se retrouve isolé comme c’est encore le cas à ce jour pour de nombreux médecins ruraux ou des zones périurbaines ?
La réponse est non. Ce qui signifie qu’un médecin installé seul en milieu rural ou en zone périurbaine devra nuit et jour et 365 jours par an assurer une permanence et une continuité des soins. Rien n’est prévu dans ce cas-là sauf, pour ce médecin, de dévisser sa plaque et contribuer, ainsi, à étendre la désertification médicale.
Mesdames et messieurs les sénateurs, peut-on légalement dénaturer l’aspect libéral de l’exercice de la médecine générale en y portant les contraintes du service public sans aucune contrepartie, sans aucune réflexion, sans organisation réaliste ?
La médecine générale en France est en péril. Les médecins généralistes dont les innombrables missions sont gravées dans la Loi ne disposent en moyenne que d’une aide en personnel à tiers temps (agent d’entretien et secrétariat confondus). Ni la Loi, ni leur rémunération ne leur permettent d’espérer une amélioration de leurs conditions d’exercice en engageant des secrétaires ou des professionnels paramédicaux, contrairement à ce que madame la ministre de la Santé aime à le laisser entendre en évoquant les très hypothétiques maisons de Santé. La médecine générale libérale connaît, depuis quelques années, une baisse du nombre d’actes. Cette situation traduit un moindre recours de nos concitoyens vers les médecins généralistes. Or les médecins généralistes, dans un souci de rationalisation des dépenses de santé, devraient constituer le premier maillon de l’accès au soin. Les exceptions sont telles qu’elles ne confirment plus la règle. Les professionnels de santé, dont les revenus ont le plus pâti de la mise en place du « médecin traitant » sont les médecins généralistes. Pourtant ils persistent à réclamer une réforme organisant les soins de façon rationnelle mais donnant de vrais moyens aux médecins de première ligne parce qu’ils restent les gardiens de l’équité dans l’accès au soin.
Mesdames et messieurs les sénateurs, légiférer sur les congés ou l’utilisation possible des réquisitions préfectorale pour la médecine générale libérale reste une des façons d’accélérer la désertification médicale en France. Les offres d’emplois salariés seront bientôt plus nombreuses que les nouveaux médecins généralistes formés, emplois salariés plus nombreux mais aussi mieux rémunérés .Le salariat en outre, permet la protection du médecin par le code du travail et interdit par exemple la réquisition d’un médecin sur 44 ou 72 heures consécutives comme on le voit pour les généralistes libéraux.
Mesdames et messieurs les sénateurs la loi HPST ne fait que réaffirmer l’hypertrophie de l’hôpital dans le système de santé en France alors que les moyens dévolus aux soins primaires restent dangereusement insuffisants. Le budget de fonctionnement de l’assurance maladie représente plus du double de celui de la médecine générale. Comment à partir de cette réalité, peut-on élaborer une réforme sans définir une vraie politique de santé qui préserve l’ avenir d’un accès aux soins pour tous ?
http://guillemette-reveyron.blog.le...
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à lire sur : http://www.lesechos.fr/info/analyse...
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Propos recueillis par Laurent VALDIGUIE Le Journal du Dimanche
Jean de Kervasdoué a été directeur des hôpitaux de 1981 à 1986. Il est aujourd’hui professeur d’économie au Conservatoire national des arts et métiers et codirecteur de l’Ecole Pasteur Cnam de santé publique. Pour le Journal du Dimanche, il apporte des éclaircissements sur la gripe A et sur le principe de précaution.
à lire sur : http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200...
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La Société suisse de médecine générale (SSMG) a décidé samedi de lancer une initiative populaire en automne. Pour éviter une pénurie de praticiens, ils veulent que leur profession soit considérée dans la constitution comme « une part essentielle des prestations de base ».
à lire sur : http://minilien.com/?D2Ed8vGlb9
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à lire sur : http://pharmacritique.20minutes-blo...
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http://docteurdu16.blogspot.com/200...
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Je fais partie des 9 (et non pas 1 seul annoncé par Roselyne Bachelot), MG qui ont fait condamner en appel la CPAM de la Drôme pour refus de rembourser nos actes cotés CS. Le jugement est tout à fait clair : le seul fait de pouvoir justifier de notre qualité de « Médecin qualifié Spécialiste en Médecine Générale » établie par le conseil de l’Ordre nous autorise à « prétendre à la cotation réservée aux spécialistes ». La question qui est posée n’est donc en aucun cas le passage du C à 23 ni même l’alignement du C sur le CS ! Il s’agit simplement de l’accès au CS et à la nomenclature de nos autres confrères spécialistes, avec la reconnaissance du médecin généraliste en tant que spécialiste du premier recours, synthèse et continuité des soins. La fixation sur C=CS ou C à 23 empêche de poser le vrai débat sur la revalorisation structurelle de la médecine générale.
Dr Denis Boyer, Chabeuil (Drôme)
http://www.legeneraliste.fr/layout/...
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à lire sur : http://fr.news.yahoo.com/8/20090506...
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Consultations libres chez le Dr Cerise.
à lire sur : http://www.jaddo.fr/2009/05/06/bonozio/
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70 % des praticiens seront à la retraite d’ici quinze ans. Et comme la relève est loin d’être assurée, le manque de médecins va bientôt devenir criant en Ile-de-France.
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Six mois après avoir été mis en cause dans le décès d’une octogénaire, le médecin urgentiste drômois a été définitivement blanchi par la justice. Ce praticien avait été brièvement placé en garde à vue le 5 octobre, à l’issue d’une intervention sur une personne âgée victime d’un malaise cardiaque dans un salon de coiffure de la ville le 27 septembre 2008. Un rapport du directeur de l’hôpital de Valence faisait état de « gestes tout à fait bizarres au regard de la pratique médicale normale ». Le praticien avait également été suspendu en octobre de ses fonctions hospitalières. Le juge d’instruction de Valence a prononcé un non-lieu le 27 avril, concluant à une « absence évidente d’éléments matériels » à l’encontre du médecin de 41 ans -conformément aux réquisitions du parquet- et a souligné qu’il n’existait « aucune charge contre quiconque ». Le magistrat a aussi estimé que le médecin était en droit de réclamer une indemnité à l’Etat pour avoir été mis en cause à tort.
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Quatre domaines d’action pour l’assurance-maladie
ÉRIC WOERTH veut intensifier la lutte contre les fraudes. C’est dans cet esprit qu’il a réuni à Bercy 600 contrôleurs pour les inciter à traquer sans relâche ceux qui tentent de détourner à leur profit les réglementations. La fraude fiscale et celle qui touche les dispositifs sociaux ont un coût pour les finances publiques estimé à 30 milliards d’euros, a ainsi indiqué le ministre du Budget à ses interlocuteurs.
L’assurance-maladie n’est pas la dernière touchée par ce phénomène et depuis quelques années, elle met en place tout un système de contrôles qui permet de récupérer des sommes conséquentes.
En 2008, le régime général de l’assurance-maladie a, selon le ministère du Budget, concentré son action de lutte contre les fraudes dans quatre domaines : les établissements de santé ; les indemnités journalières ; les médicaments et les autres prescriptions en nature…
• Les établissements de santé
Les principaux contrôles portent sur la T2A (tarification à l’activité). Dans ce domaine, les fautes relevées concernent d’abord les facturations des hospitalisations injustifiées ou les doubles facturations. Quarante et un établissements ont fait l’objet d’une procédure de sanctions prononcées par l’ARH (agence régionale de l’hospitalisation). Ainsi depuis 2006, ce sont plus de 1 500 contrôles d’établissements qui ont été menés. Rien qu’en 2008, les économies réalisées s’élèvent à 32,6 millions d’euros (après de 112 millions depuis 2005).
Le contrôle des établissements pour personnes âgées dépendantes (EPHAD) s’est intensifié et en 2008, 4 689 établissements (sur un total de 5 551) ont fait l’objet de contrôles. Au total, note le ministre 14,4 millions d’euros d’infractions ont été constatées.
• Les indemnités journalières
L’an dernier les services médicaux ont contrôlé plus d’un million d’arrêts maladie. Sur les contrôles d’arrêts de courte durée, 13 % ont été considérés comme non justifiés et le versement des J a été interrompu. « En 2008, commente le ministère, parmi les 458 mises sous accord préalable, on dénombrait 146 médecins généralistes dont les prescriptions d’indemnités journalières étaient fortement supérieures à la moyenne nationale. Cette action a généré 13,3 millions d’économies. »
• Les médicaments
Le contrôle de l’ordonnancier bizone s’est traduit en 2008 par 169 pénalités financières, mais le nombre de fautes a nettement diminué par rapport aux années précédentes : 1,5 million d’euros récupérés en 2008, contre 7,5 millions en 2007 et 20 millions en 2006. Baisse spectaculaire également concernant les traitements de substitution aux opiacés et les megaconsommants, c’est-à-dire les personnes ayant des volumes de consommations très importants.
• Les autres prescriptions en nature (hors pharmacie).
Plus de 400 sociétés de transports sanitaires ont été contrôlées et dans le même temps, le dispositif de mise sous accord préalable de médecins, prescripteurs excessifs de transports sanitaires, a concerné plus de 140 d’entre eux.
S’agissant des actes de massokinésithérapie, 150 médecins ont été mis sous accords préalables. Enfin, concernant les honoraires médicaux de chirurgie esthétique, 21 000 ententes préalables ont été reçues et contrôlées en 2008. Cette action s’est traduite par 10,8 millions d’euros d’économies. 145 chirurgiens ont été contrôlés et les procédures sont en cours.
En tout, rappelle le ministère, les actions contre les fraudes ont permis d’économiser en 2008 130 millions d’euros et les actions engagées par la caisse nationale et les caisses primaires ont abouti à 203 condamnations pénales. Enfin, les instances ordinales ont prononcé près de 300 interdictions d’exercer à l’encontre des professionnels de santé, après des plaintes déposées par l’assurance-maladie.
› J.D.
Le Quotidien du Médecin du : 07/05/2009
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Alors que le gouvernement a relevé le niveau d’alerte du stade 4 à 5, les médecins libéraux franciliens se sentent « abandonnés » face au risque de pandémie de grippe A.
« En cas de pandémie, je suis censé avoir la liste des centres de ressources de mon secteur. Or où sont-ils ? Dois-je donner un masque aux patients qui viennent consulter sans raisons ? Qui doit me procurer les masques ? Comment communiquer avec les pharmaciens ? Autant de questions qui restent encore sans réponse », déclare le Dr José Clavero, médecin généraliste, membre de l’URML Ile-de-France. Alors que le niveau d’alerte en France est passé de 4 à 5 en quelques jours, les médecins libéraux s’estiment totalement « délaissés », face au risque de pandémie de grippe A.
Lors d’une conférence de presse, l’URML Ile-de-France a tenu à rappeler que les médecins libéraux sont prêts à prendre en charge la population. Depuis 2006, l’instance régionale a formé plus de 12 000 professionnels de santé libéraux à la gestion de crise sanitaire dont 7 500 médecins généralistes. « Depuis deux ans, nous avons participé activement à l’élaboration de plan blanc élargi où il existe un volet ambulatoire. Pourquoi avoir tout centralisé sur le 15 alors que les professionnels libéraux de première ligne sont prêts ? », s’insurge le Dr Marie-Laure Alby, présidente de la section généraliste de l’URML.
L’URML n’a pas été la seule à revendiquer davantage de moyens et d’informations. Dans une lettre ouverte à Roselyne Bachelot, l’Union généraliste, le nouveau syndicat formé de la FMF-G et Espace généraliste, a indiqué que les médecins « sont dotés d’un kit grippe aviaire périmé et n’ont même pas accès dans la pharmacie la plus proche à une boîte d’antiviral ». L’Unof a aussi appelé les autorités de santé à réactiver « les messages spécifiques et les moyens à l’adresse des professionnels de santé de proximité, et en premier lieu les médecins généralistes ».
Les revendications des libéraux ne semblent pas tombées dans l’oreille d’une sourde. La ministre de la santé a décidé de les réunir le mardi 5 mai. Par ailleurs, elle réaffirme dans un communiqué que dans l’hypothèse d’une extension de l’épidémie, « le rôle des médecins libéraux dans la détection des cas et la prise en charge des patients sera primordial. ». Elle a rappelé aussi la mise en place prochaine d’une plateforme téléphonique qui sera spécialement dédiée aux professionnels de santé pour leur fournir des informations.
Par ailleurs, indique le ministère de la santé, « dans l’hypothèse d’une extension de l’épidémie en France, les autorités sanitaires organisent actuellement le déploiement régional de matériel supplémentaire. Elles seraient ainsi en mesure, si la situation épidémiologique le justifiait, de distribuer aux médecins généralistes des masques de protection et des masques chirurgicaux supplémentaires ».
Loan TRANTHIMY
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Les remboursements du régime général sont conformes à l’objectif de dépenses voté par le Parlement pour 2009. Le déficit de l’assurance-maladie sera néanmoins très élevé cette année en raison du recul des recettes de la Sécurité sociale.
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